CHENEAU - Tranche de Vie

. dimanche 26 août 2007
0 commentaires

S.CHENEAU - Tranche de Vie
Tranche de Vie
(Stéphane Cheneau - 23/07/2006)
Contacter l'auteur

Résumé :
Voici l’histoire
d'une rencontre, d'une soirée,
semblable à tant d’autres.
Une Tranche de Vie au milieu de nulle part,
où se mêlent les rires, les angoisses,
l’amour, la mort et la Vie.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le jour se lève...
Café, Internet, Cigarette, Café, Marijuana, Jeux, Cafés, Cigarettes...
Assit devant le moniteur de son ordinateur, Sloan a encore passé une nuit blanche
– Y'a t'il un sens à la vie ? Je veux dire... Ne devrait-on pas savoir pourquoi ?
Les autres, ceux qui se croient plus vivants que moi, ceux qui regardent TF1 en boucle et votent à droite, ceux qui ont toujours un avis sur tout !
Est-ce qu'ils savent pourquoi ?
Est-ce qu'ils ne se sont jamais demandé ce qui nous différencie ?
Nous ne sommes pourtant pas si différents... Qu'est-ce qui ressemble le plus à un Être Humain ? A première vue, un autre Être Humain, à moins qu'il nous trouve un lointain cousin sur Mars, nous sommes les seuls du genre Humanoïde !
– Déjà 10h30 ! Je vais aller me coucher... Ce soir, je sorts.
20h05, Sloan se lève, il lambine devant la télé, mange sur le pouce, il prend sa douche et se prépare pour sortir. Il est maintenant 22h26. Direction le « St Patrick », un pub de la rue Rousseau, c'est à 3 patés de maison de chez lui. Il s'y rend à pied, l'air est doux, nous sommes fin juin. Il retrouve là-bas deux de ses amis, Mike et Jim. Ces 3 gaillards de 27 ans et des poussières se sont promis une « Soirée Dégustation Bières » pratiquement comme tous les week-end...
Ils se sont rencontrés au début du lycée (Mike) et en fac (Jim). Ils ont la même passion : le cinéma. La Réalisation de Films, plus exactement. Depuis ils ne se sont jamais quités, ils ont réaliser plusieurs petits films (pour ne pas dire court-métrages) ; au fil du temps, la maîtrise des divers outils informatique et vidéo s'est largement améliorée, ils ont participé à plusieurs concours et remporté le Prix « Jeune Espoir » en 2004.
Cette année, ils sont sur un projet, plus ambitieux que la réalisation de leurs propres histoires, ils colaborent au tournage d'un film d'animation/réalité, entourés d'une équipe d'infographistes et de musiciens, d'un collectif parisien en partenariat avec les écoles du quartier. Cette association à déjà créé plusieurs films/documenaires éducatifs pour ces établissements.
Le Sujet du film, « l'évolution de l'être humain ». Destiné, à la fois aux élèves de CM1, CM2 et 6ème.
Ce soir c'est particulier, Mike fête ses 28 ans, ça va être la totale, la tournée des bars toute la nuit et peut-être se retrouver au milieu d'une fête, avec des gens inconnus...
Cela leur est souvent arrivé...
– Si ça se passe comme y'a 3 semaines, lança Jim, ça promet !
Ils avaient rencontrés 3 filles du même age qu'eux (à 2 ans près), au St Patrick, après quelques bavardages elles les avaient invité à l'anniversaire d'une de leur copine.
Jim avait fini la nuit en compagnie de Nina.
Sloan, lui, s'était endormi dans les bras de Sarah
et Mike, après avoir « vider le bar » de ses hôtes, bières, rhum, et autres liqueurs, s'était retrouvé avec Lanie dans la salle de bain, où, après un dernier joint, ils prirent un bain « sexy » ensemble ; avant de s'endormir, trop defoncés/alcoolisés, dans la baignoire toujours remplie d'eau.
La soirée est bien commencée
- 1h03 -
Les 3 hommes se trouvent maintenant au « Paradise », un bar tendance, que le patron a décoré selon le fameux film « Phantom of Paradise » de Brian De Palma sorti en 1974. Ils en sont à leur 5ème bière « Grand Cru », comme ils disent. Ce sont des bières à +/- 8°, comme La Kouak, la Bière du Château ou la Chimay Bleue.
C'est alors qu'un groupe de jeunes gens fait son apparition. Notre petit comité remarque tout de suite que ce sont les filles de l'autre soir ; ils leur font signe, elles leurs rendent leurs saluts et viennent se joindre à eux. Chacune à coté de leur amant d'un soir d'il y a 3 semaines.
Le bar n'est pas tout à fait remplit, on s'entend encore parler et la musique n'est pas trop forte et plutôt agréable ; puisqu'il sagit de morceaux compilés par le Patron, regroupant des groupes comme : Radiohead, Sonic Youth, Grant Lee Buffalo, J.J. Cale ou Jimi Hendrix.
Après avoir annoncé aux filles que c'est son anniversaire, Mike lance, en direction du patron qu'il connaît bien (Frank), dans un ton caricatural du moyen-age : « Tavernier, apportes-nous ton meilleur Champagne, que nous puissions nous rincer la gueule ! ». Le patron s'exécuta, en jouant le jeu « Bien Messire, vos désirs sont des ordres » et il apporte à la table du vieux champagne (à maturité) du Domaine des « 3 Châteaux » (selon lui, le meilleur au monde) avec 7 coupes. Il est évidemment convié à trinquer en l'honneur du « Roi » de la soirée.
– Joyeux Anniversaire ! Crie la tablée d'amis.
– Faut faire un vœu, dit soudainement Lanie.
Ils se recueillirent tous un instant à la manière de vrais penseurs, pour exécuter la parole donnée et reprennent les discusions. Certain demande à d'autre « Quel vœu t'as fait ? Moi j'ai souhaité finir la nuit à tes cotés » glissa discrètement Jim à l'oreille de Nina qui rougit, sourrit, avant de lui carresser la cuisse sensuellement.
Sloane et Sarah s'embrassaient déjà. Mike, Frank et Lanie discutent musique.
A 2h -10, Frank encaisse les derniers clients et demande aux 6 accolites (alcooliques...) de bien vouloir « passer derrière », dans son salon personnel, afin de poursuivre la soirée. A 2h05 la police fait sa ronde habituelle, le café est fermé, tout va bien. A 2h30, une 2ème bouteille de Champagne « 3 Châteaux » est débouchée par Frank. Après avoir servit tout le monde, il regarde son portable qui vient sonner. Un Message de 3 de ses amis, qui lui demandent si ils peuvent passer. Il leur répond qu'il n'y a pas de souci.
Frank a 37 ans et ses amis :
39, pour Bertrand,
35, pour Math et
29, pour Cécile.
Bertrand et Cécile sont ensemble depuis près de 5 ans, Math et Franck sont cousins.
Quand ils arrivent, ils sont eux aussi déjà « bien attaqués ».
– Vous n'avez pas dû boire que de l'eau, s'exclama Frank.
Après quelques politesses et coupes de Champagne plustard, les nouveaux arrivant s'intègrent parfaitement au bon déroulement de la petite fête !
A la 4ème Bouteille du même Champagne, les regards sont plus brumeux, mais les discutions toujours aussi vivantes !
Et quelqu'un haussa la voix pour se faire entendre, afin de lancer le fameux débat de fin de soirée : «L'Univers, le Monde, l'Humanité et tous leurs débordements ».
– Mais où va-t-on ? Je vous le demande, où va l'Humanité, tous ces mystères jamais encore
résolus, comme la vie sous-marrine, l'activité extra-terrestre - s'il y en a une...
– Si il n'y avait que ça... Mais toutes ces guerres ! Encore aujourd'hui et pas forcément très loin de chez nous...
– Pourquoi ? Pour qui ?
– Ne pourrions-nous pas vivre enfin tous ensemble..?
A certains de rétorquer :
– Ah ! Le voilà repartit ! C'est bien du Sloan tout craché, ça !
– Il n'a pas tord, reprit Nina, mais... Est-ce le nom du biscuit qui a donné son nom à la planète ou l'inverse ? (Rires Générales)
Apparement la soirée est plus aux blagues « enfumées », qu'aux grands discours, pouvant être parfois pompeux. D'ailleurs Frank a roulé une grande cigarette conique qu'il fait passer à ceux qui l'accèptent ; autrement dit la majeure partie de l'assemblée ici présente, excepté Sarah et Math qui préfères siroter un verre de Ti-Punch, fraîchement servi.
Il est maintenant 3h45.
A 4h15, Bertrand et Cécile décident de rentrer se coucher.
5H30, il ne reste plus dans le salon seulement quelques personnes : Mike, Sloan, Jim et Frank.
Les filles sont là, mais elles se sont endormies dans les différents fauteuils du salon. Math est allé se coucher à l'étage.
5h45, Sloan, accompagné de Sarah, qui a du mal à marcher droit, rentre à son appartement.
Mike et Lanie se lèvent aussi et s'en vont dormir à l'étage, dans la chambre d'amis.
Frank salue Jim et Nina et monte se coucher.
Jim raccompagne Nina chez elle, ce n'est pas très loin, 15 minutes de marche. Mais dans leurs états le temps est doublé.
Ils passent la rue du Lion d'Or pour débouché sur la rue du Père Lachaise.
– J'ai froid.
– Tiens, prends ma veste.
Après avoir marché presque 20 minutes, Nina fit bifurquer la marche vers le Nord, en direction de la rue, dite, « Rose »; où on peut trouver les sex-shops et bars à hôtesses les plus minables de toute la ville.
– On va passer par ici, c'est plus court, fit elle.
– C'est la rue « Rose », Il ya bien un cinéma ici ?
– Oui, répondit-elle.
– C'est ici qu'on a gagné le concours « Jeunes Espoirs » ! Lui dit Jim.
– Ha bon ! Ya Combien de temps ?
– Cela va bientôt faire 2 ans.
Leur conversation s'arrêta nette, lorsqu'un homme plutôt pâle tomba à genoux devant eux pour les supplier : « S'il vous plaît, donnez-moi un peu d'argent, j'suis en manque... ». Le drogué se relève et part vers d'autres personnes en titubant comme un jeune enfant.
Nina se serra contre Jim, elle déteste cette rue, c'est celle des pochetrons, des clochards nazis et des drogués overdosés.
– Juste après le carrefour, plus que 300 m et on est arrivé, songea t-elle.
6h07.
« BANG ! »
6H08.
– Jim ! Non ! Non ! Au secours ! Aidez-moi !
– Il faut appeler une Ambulance !
– J'vous en prie...
Un coup de feu venait d'être tiré, à la suite d'une altercation entre 2 Policiers et 3 clochards.
Jim et Nina se trouvaient derrière les clochards.
Ces derniers étaient armés de couteaux à cran d'arrêt et de tessons de bouteilles.
Un des Policiers avait jugé plus sûr de sortir son arme et aussi, pour effrayer les clochards, en passant qu'ils deviendraient résonnables à la vue de l'arme.
Au lieu de ça, un des clochards qui venait de recevoir un coup de matraque donné par le 2ème policier, se lança sur les 2 agents des forces de l'ordre, les bras levés, le couteau à pleines mains.
Le policier armé de son pistolet recula vivement tout en visant le clochard.
Le Coup partit.
Le clochard tomba a terre, sonné par un coup de matraque en pleine tête.
La balle toucha Jim en pleine tête.
La rue « Rose » était maintenant rouge, le rouge des girophares de l'ambulance, le rouge des néons des établissements alentours, où l'animation n'avait pas diminuée.
Le Rouge du Sang, mais aussi celui de la fête et de l'euphorie, le Rouge de l'Amour.
– La blancheur du jour qui se lève, la froideur de ma souffrance.
– La Petite Mort, Lente et Perverse
Qui Traverse nos Corps Creux et Humides.
Celle-là même qui nous fait encore tenir debout,
Lorsque tout semble perdu...
Celle que les autres appellent la Vie.
(à chacun d'entre vous)

Stéphane CHENEAU – 23/07/2006 – Tranche de Vie

M.ARCADE - Rendez-vous médical

.
0 commentaires

M.ARCADE-Rendez-vous médical

Rendez-vous médical

(Matthieu Arcade - 2006)
Contacter l'auteur
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Martin sonna, puis entra dans le cabinet du docteur Jorowsky, comme cela était indiqué sur la petite plaque en cuivre accrochée à la porte.
- Bonjour monsieur, vous aviez pris rendez-vous ? Lui demanda la jeune secrétaire assise derrière le comptoir.
- Oui, à dix heures, répondit Martin d’un air inquiet. Je suis envoyé par le docteur Dubrowsky, ajouta-t-il, tout en plongeant son regard sur la gorge largement entrouverte de la séduisante jeune femme. Voici ma lettre de recommandation.
- Le docteur va vous recevoir dans quelques instants, dit-elle, avec sa bouche en cœur ; allez vous asseoir dans la salle d’attente je vous prie.
Martin suivi le chemin moquetté jusqu’au fond du couloir et s’engouffra dans la pièce. Le spectacle qui s’offrit à lui l’arrêta un moment et il sentit une sueur froide couler le long de son dos. Ce n’était que toux rauque et éructation douteuse. Devant ces figures maladives qui le dévisageaient, Martin eut un mouvement de recul ; mais, prenant son courage à deux mains, il alla s’asseoir craintivement à la place laissée libre près de la fenêtre. Il fouilla alors dans ses poches et en sortit un mouchoir qu’il appliqua aussitôt sur son nez – maigre protection contre les microbes importuns qui virevoltaient librement dans la minuscule salle d’attente. Choqués par les manières impolies du nouvel arrivant qui ne voulait pas prendre part à la grande braderie des maladies, ses hôtes, aux regards bouffis et larmoyants, gratifièrent Martin d’un mépris unanime. Mais, malgré la désapprobation générale, il conserva néanmoins la précieuse étoffe à fleurs sur ses narines, réconforté à l’idée que celle-ci lui avait été offerte par sa mère lors de son dernier anniversaire.
Les voisins indésirables partant en consultation étaient aussitôt remplacés par d’autres renifleurs impénitents qui amenaient avec eux une nouvelle faune microbienne. Martin se trouvait au bord de l’agonie lorsqu’il entendit la secrétaire l’appeler. Le docteur Jorowsky pouvait enfin le recevoir. Il s’extirpa avec précipitation de la salle d’attente, bousculant fortement la jolie secrétaire au passage. Celle-ci n’eut pas le temps de protester, Martin s’était déjà introduit dans la salle de consultation et avait claqué la porte.
Le docteur Jorowsky se tenait debout, au coin de son bureau, tendant une main molle vers ce patient aux manières incongrues. Martin la saisit au vol, et sans en attendre l’invitation, s’assit sur la chaise devant le médecin. Un peu interloqué tout d’abord, Jorowsky se ravisa et, avec nonchalance, s’installa à son tour. C’était un homme d’une cinquantaine d’années, affable, mais une certaine lassitude se dégageait de lui ; celle d’un praticien connaissant parfaitement la mécanique humaine et n’ayant plus rien à en découvrir.
- Que me vaut l’honneur de votre visite, cher monsieur ? dit-il à Martin d’un air ironique, tout en rangeant certains papiers qui traînaient sur le bureau.
- Je viens de la part du docteur Dubrowsky, répondit Martin, en lui donnant sa lettre de recommandation. Le docteur Dubrowsky m’a envoyé à votre cabinet car mon cas, semble-t-il, le dépassait.
Jorowsky lut rapidement la lettre de son confrère et regarda plus attentivement Martin qui entre temps avait replacé son mouchoir sur son nez.
- D’après ce diagnostic, vous souffririez de forts éternuements chroniques, c’est bien cela ? Dites-moi plus précisément comment cela se manifeste-t-il, et depuis quand ?
- Oh, docteur, c’est affreux ! répondit Martin d’une voix gémissante. Ces éternuements me rendent la vie impossible ; ils m’ont saisi au lendemain de la mort de ma pauvre mère, voilà déjà deux mois. Depuis, sans la moindre raison, je suis pris d’une série d’incroyables éternuements, totalement incontrôlables, et, pour éviter tout risque, je dois rester cloîtrer chez moi toute la journée. Le rhume le plus bénin peut être fatal. Mais le pire…
Le médecin pensa couper court à la triste litanie de Martin en ébauchant son propre diagnostic.
- Mon cher monsieur, je ne vois là aucun mal inexplicable et d’ailleurs, je ne comprends pas pour quelle raison, mon éminent confrère, malgré la grande estime que j’ai pour lui, n’a pu remédier à la maladie dont vous êtes atteint. Vous souffrez tout simplement d’un contre coups nerveux qui fait suite au malheureux décès de votre mère, et cela se manifeste, cas extrêmement rare, je dois l’avouer, par des phases d’éternuements à caractère psychosomatique.
A ces mots, voyant son patient devenir pâle et se crisper de plus en plus sur son siège, le docteur Jorowsky crut de son devoir, comme tout bon praticien doit savoir le faire, de rassurer Martin sur la gravité de son état.
- Allons, allons, cher monsieur, je vais vous prescrire une bonne dose de tranquillisants et une sérieuse cure de repos. L’affection dont vous souffrez disparaîtra comme elle est venue. Il va sans dire que vous avez subi un fort choc émotionnel après la mort de votre mère et que pour cette blessure-là, seul le temps pourra…
Malgré ses efforts, Martin ne put contenir plus longtemps l’éternuement qui lui excitait les narines. Au premier coup de semonce, son mouchoir fut arraché de ses mains et alla se plaquer sur la figure du pauvre docteur. Mais le médecin n’eut pas le temps de se remettre de sa surprise ; après une profonde inspiration, Martin éternua une nouvelle fois. Le bureau de Jorowsky se renversa, les dossiers médicaux s’éparpillèrent à travers la pièce et la vitre de la porte éclata sous la pression. L’étonnement premier du docteur avait cédé la place à une terreur extrême. Il se réfugiait sous le bureau renversé lorsque, pour la troisième fois, Martin éternua. De toute sa carrière de médecin, et même de toute son existence, jamais Jodorowsky n’avait vu, ni entendu pareille chose. La déflagration fut si intense, qu’on a pu croire un instant que la foudre s’était abattue sur le cabinet médical. Les murs se lézardèrent et ce qui était resté intact ou encore debout après les deux précédents cataclysmes, fut littéralement désintégré sur place. Jorowsky, terrorisé, pensa que son abri de fortune ne résisterait pas à une prochaine salve, mais plus rien ne se produisit alors, la crise d’éternuements de Martin était terminée.
Prudemment, avec d’infinis précautions, le médecin passa lentement sa tête au-dessus de ce qui avait été son bureau et, au milieu d’un chaos indescriptible, à l’épicentre de l’onde de choc, juché sur un monticule de décombres, il vit Martin en train de sangloter comme un enfant. Par l’entrebâillement de la porte déchiquetée, toutes les personnes du cabinet se pressaient pour constater, ahuries, toute l’étendue des dégâts. Sentant l’insistance de ces regards médusés, Martin déclara, d’une voix faible et tremblante :
- Vous comprenez maintenant, docteur, pourquoi mon cas est désespéré…
L’affaire du cabinet du docteur Jorowsky fit grand bruit, mais les autorités, voyant les possibilités de destruction absolument gigantesques dont avait été doté Martin et afin d’éviter toute fuite vers une puissance étrangère, cherchèrent à démentir la réalité de cet incident. Depuis ce jour, nul n’a plus jamais entendu parler de Martin. Néanmoins, certaines rumeurs disent qu’il ferait l’objet, dans le plus grand secret, d’études scientifiques ayant pour but de développer une nouvelle arme militaire.

Annuaire mp3

. jeudi 23 août 2007
0 commentaires

MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3
Ces liens mp3 pointent sur les fichiers des sites officiels des groupes et des labels. Si vous voulez mettre vos morceaux en écoute, contactez nous à l'adresse: info@mz-webzine.org
MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3#MP3
___________________________________________________________
/#/

___________________________________________________________
/A/

Aussitôt mort -
Aussitôt mort // "demo" (autoprod) EP

___________________________________________________________
/B/

Baron noir - voyager léger // "l'époque exige de bons gestionnaires…" (puzzle rec.)
Belone quartet - the same // "les prémices de la béatitude naissent de l'amertume" (kythibong) // 2006
Belone quartet - yeah // "les prémices de la béatitude naissent de l'amertume" (kythibong) // 2006
Belone quartet - my heart of corpse // "les prémices de la béatitude naissent de l'amertume" (kythibong) // 2006

___________________________________________________________
/C/

Cheval de Frise - Lucare des combles // "Fresques sur les parois secrètes du cråne" (Ruminance) // 2003
Cheval de Frise - II // "La lame du mat" (Ruminance) // 2005
Chevreuil - superchateau // "Chateauvallon" (Sickroom records/Effervescence) // 2005
Chevreuil - cannibal_lover // "capoëira" (RuminanCe) // 2006
___________________________________________________________
/D/

Don caballero -
Let's face it pal, you didn't need that eye surgery // "Southern Records)
Duet - The round dance of the shadows // "the round dance of the shadows" (Space patrol)

___________________________________________________________
/E/

Epileptic - Four years four roses // "The first day of our second life" (Rejuvenation records) // 2004
Epileptic - Little river // "The first day of our second life" (Rejuvenation records) // 2004

___________________________________________________________
/F/

Fago.Sepia - huit // "l'âme sûre ruse mal" (Bolton Wonderland Records) // 2006
Fago.Sepia - sept // "l'âme sûre ruse mal" (Bolton Wonderland Records) // 2006

___________________________________________________________
/G/

Gantz - les prémices du Béton // "la chambre des morts" (Krawa Rds, Heart on fire, Radar Swarm, Impure Muzik)
___________________________________________________________
/H/

___________________________________________________________
/I/

Ichabod Crane - Kid Cocotte // "Kid Cocotte" (Cd Autoproduction 2006)

___________________________________________________________
/J/

Jullian Angel - Checking your soul // "Life was the answer" (Another Record)

___________________________________________________________
/K/

___________________________________________________________
/L/

Loisirs -
Tiger // "Submergé par le sublime" // (Rejuvenation / Dora Dorovitch / Theatre / La Machoire) // 2005

___________________________________________________________
/M/

Microfilm - La fille qui en savait trop // "stereodrama" (paranoid / théâtre records /migouri / rejuvenation)
Myra lee - Pauvre ignorant // "2" (rejuvenation / théâtre records / la machoire)
___________________________________________________________
/N/

___________________________________________________________
/O/

___________________________________________________________
/P/

___________________________________________________________
/Q/

___________________________________________________________
/R/

Revok - Ambulatory self // "Bad books and empty pasts" (Rejuvenation records) // 2007
Room 204 - Firebass // "Trans panda" (kythibong)

___________________________________________________________
/S/

___________________________________________________________
/T/

Tante Félipé - Les dents sont sous scellé // "Point de croix" (les potagers natures)
The bushmen - fog of my life // "war and soda" (puzzle ramp)
Tomahawk - Sun Dance // Southern Records)

___________________________________________________________
/U/

Unlogistic - Annihilate // "capitulation" (waiting for an angel / rejuvenation records) // 2006
Unlogistic - violence // "capitulation" (waiting for an angel / rejuvenation records) // 2006

___________________________________________________________
/V/

___________________________________________________________
/W/

___________________________________________________________
/X/

___________________________________________________________
/Y/

___________________________________________________________
/Z/

Gérard ROBINVIL - Exposition "EPHEMERE"

.
0 commentaires

Montage Juin 2007 - Le bois gâts
Exposition "EPHEMERE"

Ajouter à mon profil | Plus de Vidéos

Hyper-Photos

. vendredi 27 juillet 2007
0 commentaires

Des paysages immenses, peuplés de détails insolites. Ainsi pourrait-on, à première vue, qualifier les Hyper-Photos de Jean-François RAUZIER.

Un monde imaginaire dans lequel infiniment grand et infiniment petit se marient au cœur d'une même vision, dans un monumental format d'une dizaine de mètres carrés.

Dans ses Hyper-Photos, J.F. RAUZIER, nous ouvre une porte vers les interprétations infinie d'énigmes fascinantes !










Hyper-Photos
- Le site de Jean-François RAUZIER.

Pélerinage au Temple

. lundi 23 juillet 2007
2 commentaires

Alors que j’avais à faire dans une grande ville de l’ouest de la France, et que j’avais quelques heures devant moi, je suis allé au Temple. J’ai tout d’abord sillonné les immenses parkings bétonnés et souterrains, à la recherche d’une place pour mon véhicule motorisé. Au nombre impressionnant de voitures stationnées, il ne fit aucun doute qu’un grand nombre de fidèles étaient déjà à la messe. Je n’étais pas pour autant en retard. Dans ce genre de cérémonie religieuse, il n’y a pas d’heure pour célébrer le Divin. On peut y communier à sa guise six jours sur sept, de neuf heures à dix-neuf heures. Parfois même plus tard encore, parfois même certains dimanches et jours fériés. Tout est prévu pour que les fidèles en transe puissent y accomplir leur obole le plus souvent possible.

Une fois garés, ils nous fallut, à mon épouse et moi-même, arpenter les parkings à pied, vers l’entrée de l’immense édifice religieux. En effet, je n’étais pas seul. J’ajoute que mon épouse étant plus pratiquante que moi, c’est surtout pour elle que je me rendais à la procession. Comme pour de nombreuses femmes et de plus en plus d’hommes, les turpitudes de la vie quotidienne la poussaient régulièrement à partir se recueillir avec ferveur, tout un après-midi dans ce genre de lieu cultuel. Personnellement, je ne goutte guère à ces épanchements, mais je dois admettre tout de même qu’il m’est arrivé d’y prendre un peu de plaisir.

Tout d’abord, nous prenons l’immense tapis roulant qui doit nous mener au niveau supérieur. Sur notre gauche, un second tapis ramène les fidèles ayant terminé leurs prières vers les parkings. A mesure que nous sommes portés vers les hauteurs je découvre une magnifique fontaine dont l’onde dégouline à l’intérieur d’un tube cylindrique translucide de plusieurs mètres de haut, pour s’écouler ensuite sur la pente légère qui sépare les deux tapis, faîtes de pierres plates, de cailloux et autres plantes et arbustes. J’en prélève une feuille pour vérification, ils sont biens vivants. La mélodie de l’écoulement caresse mes tympans très agréablement. Cette fontaine fait sans doute office de bénitier, version grandiose et moderne. Elle doit permettre la purification des adeptes à leur entrée puis leur sortie de l’édifice.

J’arrive au niveau principal, la grande hauteur de l’édifice me porte à scruter vers les hauteurs. C’est magnifique ! La nef voûtée est transparente et laisse la lumière divine pénétrer l’immense galerie. Les colonnes géantes, ainsi que les arcs sont métalliques. Ce qui donne à l’architecture un certain envol, vers d’autres cieux. Je dois admettre que ça en jette un max. Arrivé en haut du tapis, je me retourne et découvre ébahis, la profondeur infinie de la cathédrale. Car c’est une cathédrale ! A ma gauche, à ma droite, toutes les absides et absidioles entourent le gigantesque déambulatoire formé par la galerie marchande, chacune dédiée à une divinité. J’en connais certaines. Là, c’est Saint Naf Naf, un peu plus loin j’aperçois Sainte Pimkie ! Et là encore, Saint Benetton ! Un peu plus loin Sainte Zara ! Oh que c’est beau ! Il y a des centaines, que dis-je, des milliers de pèlerins venus de tout l’ouest sans doute, afin de vénérer et s’approprier les bienfaits de la société du paraître et du superficiel, dans une totale allégresse consumériste ! Nous sommes à Atlantys, un temple dédié au vide absolu de la société de consommation, au culte du veau d’or !

Je scrute l’attitude de mon épouse qui commence à s’agiter nerveusement. Devant la profusion de l’offre, elle ne sait plus à quel Saint se vouer. Ce sera NAF NAF pour commencer. Instinctivement elle porte sa main sur son sac, pour vérifier si elle a de quoi faire la Quête. C’est certain, elle a chopé la fièvre acheteuse et va faire griller la carte bleue.

Pendant qu’elle entre en transe, je me retourne vers l’entrée du Saint Patron du lieu. Celui qui permet de combler le vide par de la beauté dans son intérieur, qui nous aide à meubler nos vies. Et tout cela pour une si petite obole. Je parles de Saint IKEA, priez pour nous pauvres consommateurs.

DEGUSTATIONS JUIN 2007

. lundi 9 juillet 2007
0 commentaires

Avec au menu :

Chroniks »
LES BREASTFEEDERS - AMELIE - AKOSH S - ARCHIE SHEPP - 2KILOS and MORE - OUST LOUBA - LES COMPLIMENTS ALIMENTAIRES - MATTEO CARGNELUTTI - CRYSTALIC - MIDWINTER

Interviews »
[INTERVIEW - &ND]

Reviews »
[Henri Texier Strada Quartet au Sunset/Sunside]


Télécharger le PDF

Mz - Changement d'adresse

. vendredi 6 juillet 2007
0 commentaires


Attention !!!
Mz déménage, à partir du 15 juillet 2007 notre adresse postale devient :

mz-webzine.org
6 rue du Fraigeau

85170 Belleville sur Vie

(france)


Merci

GONG GONG (Live)

. jeudi 5 juillet 2007
0 commentaires


Gong Gong Ce Soir Ou Jamais France 3 envoyé par fcom

Sur Mz :
Chronique
http://mz-webzine.org/chronik.php?newsid=86

Interview
http://mz-webzine.org/suite.php?newsid=90

G.W.B. : Le Procès

.
0 commentaires

Hiver 2020 : Comité de Salut Public des Nations Unies à New York.

Le Procureur :Accusé, à la fin du millénaire précédent, vous avez refusé de ratifier le Protocole de Kyoto n’est-ce pas ?

G.W.B. : C’est exact.

- Pour quelles raisons je vous prie ?

- Eh bien, la réduction de la pollution aurait affecté l’économie et donc la croissance de mon pays.

- Pourtant, même les experts les plus optimistes de l’époque étaient inquiets au sujet de l’accroissement de l’effet de serre et de l’accélération du réchauffement climatique de la planète. Voilà par exemple, ce que déclarait la Convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC) : « l’absence de certitudes scientifiques relatives à certains aspects du changement climatique n'est pas une raison pour tarder à apporter une réponse immédiate qui peut, à un coût raisonnable, prévenir une perturbation causée par les activités humaines, et dangereuse pour le système climatique ». Comment avez-vous pu tout de même, refuser de ratifier le protocole de Kyoto ?

- Il était trop restrictif.

- Il s’agissait de réduire de 7% les émissions de gaz à effet de serre de votre pays d’ici à 2012, soit dans les 14 ans à venir. Cela vous semblait donc irréalisable pour la première puissance mondiale ?

- Mon pays ne pouvait se permettre une telle réduction. Le mode de vie, le niveau de vie des citoyens des USA n’était pas négociable.

- Votre nation représentait 5 % de la population de la planète mais produisait 25 % de l’émission des gaz à effet de serre. En tant que pays le plus développé, vous saviez qu’en refusant le traité, vous le rendiez caduque.

- l'Economie de mon pays était plus importante à mes yeux.

- Eh pourquoi ?

- Parce qu’elle permettait la richesse des citoyens des Etats-Unis.

- Pourtant, aujourd’hui, et malgré le soutien non négociable à votre économie, les citoyens de votre nation sont dans la même situation catastrophique que le reste de l’humanité et l’argent accumulé ne pourra jamais reconstruire ce qui a été détruit. Votre économie ne nous rendra pas nos climats propices à la vie, ni les terres englouties et celles qui vont l’être… Que répondez-vous à ceux qui prétendent que vous défendiez des intérêts privés ?

- Ce sont des calomnies !

- Les compagnies pétrolières qui ont financé vos campagnes politiques ont toujours été contre la réduction des gaz à effet de serre pour ne pas réduire leurs profits. Elles ne sont pour rien dans votre refus catégorique de réduire la pollution de votre nation ?

- Non, je vous le répète ! Il s’agissait avant tout de préserver notre puissance économique. Je vous rappelle qu’il me fallait une économie puissante pour financer la lutte contre l’axe du mal, le terrorisme international !

- Les dégâts du terrorisme islamique international furent épisodiques et conjoncturels. Par contre, la catastrophe planétaire engendrée par la pollution sans restriction, aura des conséquences sans commune mesure sur l’humanité. Regrettez-vous vos choix aujourd’hui ? Avez-vous parfois des pensées pour les dizaines de millions de victimes et toutes celles à venir ?

- On ne pouvait pas prévoir ce qui allait arriver…

- Le rôle d’un homme politique n’est-il pas de chercher à prévoir, à anticiper les dangers, pour mieux les prévenir ?

En 1985, les foreurs russes parviennent à extraire des carottes de glace jusqu'à un kilomètre de profondeur. Publiées en 1987, leur analyse réalisée à Grenoble et à Saclay par les équipes de Dominique RAYNAUD et Jean JOUZEL, démontre que, depuis cent mille ans, il existe une corrélation étroite entre températures moyennes et teneurs en gaz à effet de serre. En 1999, la démonstration s'est étendue aux 400 000 dernières années. Sur cette période, jamais la teneur en gaz à effet de serre n'avait atteint les valeurs de l’époque de l’étude, dues à la pollution. Enfin, en 2004 confirmation a été apportée sur une période de 740 000 ans. Ce genre d’étude ne vous a jamais interpellé ?

Le GIEC (groupe intergouvernemental sur L’évolution du climat) estimait que la moyenne globale des températures de surface continuerait à augmenter, et qu'elle se situerait en 2100 dans une fourchette comprise entre 1.4 et 5.8 degrés centigrades au-dessus des niveaux de 1990.

En tant que dirigeant de la première puissance mondiale vous étiez informé, vous deviez vous tenir informé. Avez-vous des regrets aujourd’hui?

- Je ne savais pas ce qui allait se passer… je ne peux donc avoir de regrets.

-Certes vous ne saviez pas ce qui allait ce passer dans les détails, mais vous saviez que de profondes modifications climatiques seraient engendrées par la pollution atmosphérique selon les avis de tous les experts indépendants. Le GIEC estimait que les effets combinés de la fonte des glaces et de la dilatation de l'eau de mer due au réchauffement des océans provoqueraient une augmentation du niveau de la mer d'une amplitude comprise entre 0.1 et 0.9 mètre entre 1990 et 2100. Des régions entières, peuplées par des millions de personnes, comme au Bangladesh, allaient donc être englouties et vous, homme le plus puissant de la planète, vous avez refusé d’agir. Vous n’êtes pas responsable de la pollution qui a précédé votre accession à la présidence des Etats-Unis, mais en refusant un protocole international, vous n’avez rien fait pour atténuer la catastrophe, bien au contraire, et cela en toute connaissance de cause. En cela vous êtes coupable.

- Je m’en remets à Dieu pour ce qui est de ma culpabilité. Je n’apporte aucun crédit à votre justice !

- Vous croyez en Dieu ?

- Oui, je crois.

- N’est-ce pas Dieu, selon vous, qui a créé l’univers et toutes ses merveilles ?

- Si

- N’est-ce pas Dieu qui a engendré la Terre et la sublime mécanique naturelle qui à permis l’apparition de la vie, et donc, de votre vie ?

-Oui, c’est Dieu qui engendre tout cela.

- Selon vous, comment jugera t’il ceux qui, comme vous, ont mis toute l’énergie de leur existence à détruire ce qu’il avait créé ?

- Au cours de mon existence, j’ai toujours cherché à agir en respectant la parole de Dieu. Je n’ai donc rien à me reprocher !

- Est-ce Dieu qui vous a interdit de signer le Protocole de Kyoto et de chercher à réduire la pollution ?

- Non.

- Est-ce Dieu qui vous a ordonné d’encourager un système économique alimenté par la consommation à outrance des ressources naturelles et la destruction des écosystèmes terrestres qui le nourrissent, afin d’assurer votre mode de vie non négociable au non d’une idéologie péremptoire ?

- Non. Certes non.

- Accusé vous pouvez donc craindre le jugement du Dieu auquel vous croyez puisque vous avez contribué à détruire son œuvre. En attendant voici notre réquisitoire :

Vous êtes coupable d’avoir encouragé un mode économique mortifère. Vous êtes coupable de ne pas avoir tenu compte des inquiétudes et des avertissements du monde scientifique. Vous êtes coupable d’avoir défendu les intérêts de quelques-uns au mépris de tous les autres. Vous avez failli à la mission que les citoyens de votre nation vous avaient conférée. D’un point de vue personnel, j’ajouterai que vous êtes coupable d’avoir oser entraîner Dieu dans votre compromission.

Votre disparition ne nous rendra en rien ce qui a été perdu. Toutefois, il s’avère que votre mode de vie est polluant. En effet, vous savez que si toute l’humanité avait vécu comme vous le faisiez, il aurait fallut six planètes pour supporter l’impact écologique engendré. Etant donné votre âge avancé, vous avez largement dépensé votre capital vie. Etant donné la situation actuelle nous ne pouvons nous permettre de prolonger l’impact écologique lié à votre existence. Toutefois, nous vous accordons une semaine de délai à compter de ce jour, pour craquer la capsule. Votre dépouille sera compostée.

Soyez courageux. Cet acte ne sera que la conséquence de vos choix antérieurs.